Ce projet examine l’intersection entre guerre, simulation et cartographie à travers un prototype de carte des zones à risque dans des zones de combat. Il mobilise les outils de l’Ukraine War Archive (UWA) ainsi que des enregistrements vidéo de drones en open source, des géodonnées vérifiées, des techniques de reconstruction 3D (Gaussian splatting) et des outils géospatiaux tels qu’OpenStreetMap et BLOSM, afin de transformer des images aériennes en modèles spatiaux navigables. À plus long terme, le projet vise à combiner ces reconstructions avec des géodonnées vérifiées, en proposant la cartographie des zones à risque comme une méthodologie médico-légale (forensic) potentielle, susceptible de contribuer à accroître la sécurité des civils lors du retour dans des territoires d’après-guerre. Inspirée par des projets tels qu’OpenAerialMap, l’œuvre interroge également les limites d’accès aux données spatiales liées aux conflits. En raison de contraintes éthiques, juridiques et sécuritaires, le projet travaille exclusivement à partir de matériaux open source et ne peut pas s’appuyer sur des données de surveillance militaire. À titre de compromis, il explore l’usage de jeux de données anciens ou non actuels, lorsque cela s’avère techniquement utile, afin de faire progresser la recherche en reconstruction tout en évitant les risques liés à des informations contemporaines de première ligne.
This project examines the intersection of war, simulation, and cartography through a prototype map of risk zones in combat areas. It uses Ukraine War Archive (UWA) tools and open-source drone video recordings, verified geodata, 3D reconstruction techniques (Gaussian splatting), and geospatial tools like OpenStreetMap and BLOSM to transform aerial imagery into navigable spatial models. In the long term, the project aims to combine these reconstructions with verified geodata, proposing risk zones mapping as a potential forensic methodology that could help increase civilian safety during the return to post-war territories. Inspired by projects such as OpenAerialMap, the work also reflects on the limits of access to conflict-related spatial data. Due to ethical, legal, and security constraints, the project works exclusively with open-source materials and cannot rely on military surveillance data. As a compromise, it explores the use of outdated or non-current datasets, where technically useful, to advance reconstruction research, while avoiding risks related to present-day front-line information.