Ocaso – Slowing Down the Vertigo est un paysage sonore vocal minimaliste construit à partir d’un enregistrement original de coucher de soleil. L’œuvre réunit des sons environnementaux — oiseaux, insectes et autres présences animales — avec des éléments machinique tels que le passage de voitures et le bourdonnement lointain d’une autoroute, en les traitant comme un seul champ acoustique hybride. Ces matériaux sont entrelacés avec une composition vocale minimaliste inspirée d’Éliane Radigue, fondée sur la durée, les micro-variations et de subtils déplacements harmoniques. La voix n’agit pas comme un élément dominant, mais comme une présence médiatrice au sein du paysage sonore. Un doux murmure électronique relie les sons naturels, vocaux et machiniques, tandis que des processus d’accélération et d’étirement temporel inversé introduisent une sensation d’instabilité et de vertige. En contrepoint, la voix tenue réoriente la perception et contribue à produire une expérience plus lente du temps. Par une écoute attentive et une expérimentation itérative, la pièce explore une choralité interespèces dans laquelle présences humaines, non humaines, machiniques et électroniques fusionnent en un champ sonore partagé. L’œuvre invite à la décélération et propose l’écoute comme une réponse éthique au vertige de l’accélération.
Ocaso – Slowing Down the Vertigo is a minimalist vocal soundscape built from an original sunset field recording. It brings together environmental sounds — birds, insects, and other animal presences — with machinic elements such as passing cars and the distant hum of a highway, treating them as a single hybrid acoustic field. These materials are interwoven with a minimalist vocal composition inspired by Éliane Radigue, based on duration, micro-variations, and subtle harmonic shifts. The voice acts not as a dominant element, but as a mediating presence within the soundscape. A soft electronic murmur connects natural, vocal, and machinic sounds, while processes of acceleration and reverse time-stretching introduce a sense of instability and vertigo. Against this, the sustained voice reorients perception and helps produce a slower experience of time. Through attentive listening and iterative experimentation, the piece explores an interspecies chorality in which human, non-human, machinic, and electronic presences merge into a shared sonic field. The work invites deceleration and proposes listening as an ethical response to the vertigo of acceleration.