Mécanique d'évaporation des rêves est une œuvre unique où la technologie rencontre l’imaginaire : un bras robotisé transcrit des rêves élaborés par un générateur de texte aléatoire. En cours de processus, au contact de la lumière, l’encre avec laquelle sont consignées ces histoires disparaît progressivement, à l’image de nos rêves qui s’évaporent au réveil.
Originaire du Québec (Canada), Véronique Béland vit en France depuis 2010, où elle a été diplômée du Studio national des arts contemporains Le Fresnoy en 2012. Elle est également titulaire d’une maîtrise en arts visuels et médiatiques de l’Université du Québec à Montréal.
Sa pratique artistique, qui gravite entre les arts médiatiques et la littérature, s’intéresse à des phénomènes insaisissables à échelle humaine, dans une tentative constante d’ausculter ce qui semble vide pour en révéler le contenu. Par divers protocoles de traduction ou de transcodage, qui convoquent à la fois les mondes de l’art et de la science tout en entretenant un lien étroit avec la notion d’archivage, ses œuvres cherchent à faire contact entre le perceptible et l’imperceptible, d’où en jaillit une certaine forme de narration.