Leave Space prend la forme d’une sphère armillaire qui matérialise le nombre et le type d’objets dans notre paysage spatial proche. Photographiée à un instant T (2023), elle révèle les débris invisibles à l’œil nu et les acteurs économiques responsables de cette pollution. Grâce à un mapping génératif et un environnement sonore, l’œuvre transforme les orbites basses et géostationnaires en un théâtre de conquête spatiale spéculative : le lancement de Spoutnik 1 (1957) devient le point de départ d’une domination symbolique contemporaine. À travers l’extrapolation des données, cette fiction questionne l’impact des activités humaines sur l’espace et le risque d’effondrement lié au Syndrome de Kessler.
Leave Space takes the form of an armillary sphere that materializes the number and types of objects in our near-Earth space environment. Captured at a specific moment in time (2023), it reveals debris invisible to the naked eye and identifies the economic actors responsible for this pollution. Through generative mapping and a sound environment, the work turns low-Earth and geostationary orbits into a stage for speculative space conquest: the launch of Sputnik 1 (1957) becomes the starting point of a contemporary symbolic domination. By extrapolating data, this fiction questions the impact of human activities on space and the risk of collapse linked to the Kessler Syndrome.
Alessia Sanna est une artiste transdisciplinaire, elle explore la visualisation de données comme médium sculptural. Entre programmation, moulage et spatialisation sonore, elle matérialise la data. Ses environnements immersifs questionnent les récits contemporains à travers une poétique informationnelle.